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Article sur le développement psychomoteur

Voici quelques notions à l’égard du portage, abordées sous le regard psychomoteur et puisées particulièrement pour en découvrir ses pures saveurs :

Les expériences sensorielles vécues au travers d’un portage servent d’appui à la prise de conscience interne et de son enveloppe.
La notion d’enveloppe apporte au sentiment d’exister, d’être soi. Au sein de sa propre enveloppe, on peut se ressentir unifié, retrouver à l’intérieur de soi une base pour sentir sa consistance.

Avoir une enveloppe, c’est sentir qu’on est contenu, pouvoir ressentir et avoir conscience de son unification et se sentir, au sein de cette enveloppe, en sécurité. Et la construction du psychisme dépend de l’état d’unification et de différenciation du corps. 

Cette enveloppe se crée à partir d’un espace contenant. Par l’étayage d’un contenant externe (entre autre proposé par l’écharpe), l’enfant intériorise progressivement un contenant interne, un bon objet, base de la confiance en soi et support du narcissisme.

Dès la naissance, l’enveloppe corporelle s’imbrique avec la contenance psychique, qui se transmet dans le langage, le regard de compréhension, porté sur les besoins vitaux corporels et affectifs du bébé et la manière dont l’adulte la retransmettra physiquement et psychologiquement.

Cette enveloppe psychocorporelle est comme une peau. Tel un vêtement protecteur, elle permet au bébé de se ressentir, d’intégrer sa tonicité périphérique comme la première enveloppe identitaire, d’intégrer physiquement et psychiquement son dedans et son dehors.

Un élément important pour l’enveloppe du bébé se joue dans la notion de portage, nommée selon Winnicot en terme de holding, qu’il décrit d’ailleurs comme un portage et comme un accompagnement de l’enfant dans un respect de son rythme. 

Le bébé nouveau-né a un tonus réparti de façon inégale : hypotonie axiale et hypertonie des membres. Il s’agit donc, dans le principe du holding, de lui favoriser un environnement en respect avec ce besoin qui pour lui joue notamment un rôle de protection. 

Cet environnement créé à partir du portage en écharpe permet au bébé de se vivre et de se sentir rassemblé, protégé et connecté à l’adulte dont il est entièrement dépendant pour que ses besoins primaires et de reliance par le relationnel soient portés avec sens et avec soin.

Le portage en écharpe, qui soutient et porte le bébé, peut donc s’inscrire tout à fait positivement dans cette démarche de holding, puisqu’il agit, telle une seconde peau, voire à l’image du berceau utérin, comme un prolongement de l’adulte pour envelopper l’enfant dans du tout proche et pour lui faire vivre au sein de ce cocon de sécurité des éprouvés sensoriels bénéfiques et liés à ses besoins.

Le regard psychomoteur ajouterait, pour que ce portage en écharpe soit optimal, quelques précisions dans la qualité de portage. 

A savoir que, tout d’abord, la notion d’un temps de portage limité et respectueux des besoins physiologiques et autres de l’enfant est importante, puisqu’un enfant porté sans arrêt ne pourra pas bénéficier de toutes les autres expériences d’agir au sol, toutes aussi importantes et nécessaires pour favoriser son apprentissage futur de la marche et des étapes de développement diverses qui l’y amènent. 

A savoir aussi que la conscience apportée dans le portage dépend de l’accord et de l’ajustement tonique que l’adulte pourra avoir et développer avec l’enfant porté.

Mallorie Quinten, Psychomotricienne



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